Vue de dos de coureurs sur une piste rouge : Bitcoin en orange à la traîne derrière les indices boursiers S&P 500, CAC 40, DAX et FTSE 100, symbolisant la sous-performance des cryptomonnaies par rapport aux marchés traditionnels.

Marchés crypto en retard : pourquoi Bitcoin et les actifs numériques sous-performent face à l’or et aux marchés traditionnels

À l’aube de 2026, le marché des cryptomonnaies reste distancé par rapport aux principaux actifs traditionnels. Malgré l’engouement médiatique autour du Bitcoin et de l’Ethereum, les performances annuelles du secteur numérique se sont avérées insatisfaisantes, avec des capitaux migrés vers les actions, l’or ou même des matières premières comme le cuivre. Cette dynamique s’est accentuée tout au long de 2025, où la plupart des cryptos ont terminé l’année en retrait ou avec des gains modestes comparés aux fortes hausses enregistrées sur les marchés boursiers et des métaux précieux.

Les données récentes montrent que l’or a atteint des niveaux record, soutenu par une demande accrue de métaux considérés comme des valeurs refuges, tandis que les indices boursiers majeurs ont affiché une solide résilience. En parallèle, le Bitcoin est resté bien en deçà de ses sommets historiques et a même battu de justesse des rendements négatifs sur l’année. Cette divergence révèle une réallocation massive de capitaux vers des classes d’actifs jugées plus sûres par les investisseurs en période d’incertitude macroéconomique.

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi les cryptos peinent à rattraper le reste de la bourse et l’or. D’abord, le positionnement des cryptos comme actifs « sans corrélation » ou « alternatifs » s’est estompé : Bitcoin est de plus en plus corrélé avec les marchés actions, ce qui réduit son attractivité en tant que diversification pure. De plus, l’absence d’un véritable rôle institutionnel en tant que réserve de valeur, à la différence de l’or, freine l’adoption par les grands investisseurs.

Ensuite, l’environnement macroéconomique joue un rôle déterminant : la perception d’une moindre incertitude régulatrice, les anticipations autour des taux d’intérêt et les flux de capitaux hors volatilité ont favorisé des actifs traditionnels plus stables. Les cryptos, malgré leur potentiel de rendement élevé, restent sensibles aux rotations de marché et à la volatilité des flux institutionnels, ce qui leur fait sous-performer lorsque les investisseurs privilégient des actifs plus « sûrs ».

Un autre élément récemment souligné par les analystes est le comportement des flux de capitaux : dans les phases de stress ou d’aversion au risque, les métaux précieux et les actions de qualité captent une plus grande part des investissements, tandis que les cryptos, liées aux actifs à risque, voient leurs valorisations souffrir. Cette dépendance à l’appétit pour le risque, plus forte que prévu historiquement, contribue à creuser l’écart de performance avec les actifs traditionnels.

Pour 2026, certains observateurs estiment que ce retard pourrait s’atténuer si de nouveaux catalyseurs macroéconomiques ou réglementaires émergent, mais la trajectoire dépendra fortement du comportement des investisseurs institutionnels et des politiques monétaires mondiales. En attendant, la crypto continue d’être perçue comme un actif de haute volatilité, potentiellement lucratif à long terme, mais moins attractif face aux performances récentes des marchés boursiers et des métaux précieux.

Pourquoi c’est important : La sous-performance prolongée des cryptos par rapport aux actions et aux métaux précieux illustre une réallocation de capitaux vers des actifs perçus comme plus résistants en période d’incertitude, remettant en question leur rôle de diversification et leur attractivité pour les investisseurs institutionnels.