
Une nouvelle affaire de violence visant des détenteurs de cryptomonnaies secoue la France. Le 9 mars 2026, un couple d’une cinquantaine d’années a été séquestré à son domicile au Chesnay-Rocquencourt, dans les Yvelines. Trois individus se faisant passer pour des policiers ont réussi à pénétrer dans la maison avant de menacer la femme avec un couteau afin de contraindre son mari à transférer l’équivalent d’environ 900 000 euros en bitcoins. Les agresseurs ont ensuite ligoté les victimes et pris la fuite, laissant derrière eux un traumatisme important et un préjudice financier considérable.
Selon les premières informations de l’enquête, les malfaiteurs semblaient parfaitement informés de l’existence du portefeuille de cryptomonnaies détenu par la victime. Une quatrième personne aurait même donné des instructions à distance pendant l’opération. Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour séquestration et vol avec arme en bande organisée, confiée à la Brigade de répression du banditisme.
Ce type d’agression, souvent appelé « wrench attack » dans l’écosystème crypto, consiste à obtenir l’accès à des actifs numériques par la contrainte physique plutôt que par le piratage informatique. Contrairement à une fraude bancaire classique, un transfert de cryptomonnaies validé sur la blockchain est difficilement réversible, ce qui en fait une cible particulièrement attractive pour le crime organisé.
Depuis 2025, plusieurs enlèvements et attaques similaires ont été signalés en France, visant aussi bien des entrepreneurs du secteur que de simples investisseurs particuliers. La hausse de la valeur des cryptoactifs et la médiatisation de certaines fortunes numériques ont contribué à exposer leurs détenteurs à des risques physiques bien réels, parfois au cœur même de leur domicile.
Pour rappel, au moins 8 agressions visant des détenteurs de cryptomonnaies ont déjà été signalées en France depuis le début de l’année 2026, après une vingtaine d’affaires recensées en 2025.
Face à cette évolution, certains investisseurs se tournent vers des solutions de protection patrimoniale hors du domicile. Parmi celles-ci, la conservation d’actifs physiques ou de supports sensibles dans des salles des coffres hautement sécurisées, accessibles dès environ 35 CHF par mois (45 €), apparaît comme une alternative pour réduire les risques d’extorsion directe à domicile.
Dans un contexte où la sécurité personnelle devient une composante essentielle de la gestion de patrimoine numérique, la discrétion et la séparation entre lieu de vie et lieu de stockage des actifs prennent une importance croissante pour les investisseurs et les entrepreneurs exposés.
Numéro : +41 22 738 99 77
Mail : contactmirador@protonmail.com
Horaires d’ouverture :
Lundi au Vendredi :
de 9:00h à 18:00h
Samedi :
de 9:00h à 13:00h