
Cette saison grippale 2025-2026 est marquée par l’émergence d’un nouveau variant du virus de la grippe, identifié comme le sous-clade K du virus A(H3N2), qui se propage rapidement en Europe et dans d’autres régions du monde. Ce variant ne semble pas intrinsèquement plus grave que d’autres souches de grippe saisonnière, mais sa transmission facilitée et sa capacité à échapper partiellement à l’immunité existante entraînent une augmentation rapide des cas confirmés, provoquant une pression significative sur les systèmes de santé. La vaccination reste recommandée pour réduire les hospitalisations et les formes graves de la maladie.
Sur le plan médical, il est utile de différencier un rhume, une grippe « classique » et ce variant grippal. Un rhume est généralement causé par des rhinovirus et produit des symptômes légers comme le nez qui coule ou des éternuements, tandis que la grippe est une infection plus profonde des voies respiratoires, accompagnée de fièvre soudaine, de douleurs musculaires et de fatigue intense. Le variant K appartient à la grippe saisonnière, mais ses mutations lui permettent d’être plus contagieux et d’initier une épidémie plus précoce et plus étendue que prévu. À titre de comparaison, le COVID-19, un coronavirus totalement distinct, peut affecter d’autres organes et provoquer des complications plus variées, ce qui a entraîné par le passé des réponses de santé publique beaucoup plus drastiques.
Un virus qui se propage n’a pas qu’une dimension sanitaire : il a des effets économiques mesurables. Les épidémies de grippe entraînent une augmentation des coûts directs de santé, avec davantage de consultations, de tests et d’hospitalisations, ainsi qu’une pression accrue sur les urgences et les soignants. Mais les coûts économiques réels découlent surtout des absences au travail, de la baisse de productivité et de la réduction des services disponibles. Des études estiment que la grippe saisonnière peut coûter à une économie nationale des dizaines à des centaines de millions, voire des milliards, en coûts combinés directs et indirects, représentant parfois jusqu’à 0,2 % du PIB national dans certains scénarios.
Dans les entreprises, l’absentéisme croît lorsque des employés tombent malades ou doivent garder des membres de leur famille à domicile. Cela ralentit les chaînes d’approvisionnement, réduit l’efficacité opérationnelle et peut entraîner des retards de production dans des secteurs clés. À plus grande échelle, des modélisations macroéconomiques montrent que même une grippe intense peut réduire le PIB d’un pays, surtout si les politiques publiques impliquent des fermetures d’écoles ou d’autres mesures qui limitent l’activité économique générale.
Un exemple concret provient du Royaume-Uni où l’impact combiné de l’absentéisme lié à la grippe et à d’autres mesures de santé publique a déjà représenté une charge significative pour les secteurs productifs et les services publics. Dans d’autres économies, des pertes similaires ont été documentées, affectant non seulement le secteur de la santé, mais aussi le commerce de détail, le tourisme et les services de transport. Ces impacts économiques, bien que souvent sous-estimés dans le débat public, montrent à quel point une épidémie peut ralentir une économie entière même sans atteindre des niveaux de mortalité extrêmes.
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